Success Stories La restauration du site de Tchernobyl rendue possible grâce aux radios Fluidmesh

Depuis l’explosion du réacteur N°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine en 1986, un abri de fortune appelé sarcophage, a été construit autour du réacteur pour confiner les matières radioactives. Il n’a jamais été conçu comme une solution permanente, et en novembre 2016, le nouveau confinement de sécurité (New Safe Confinement – NSC) a été posé au-dessus du réacteur endommagé et du sarcophage d’origine.

Construit par Novarka, une joint venture Française composée de Vinci Construction Grands Projets et de Bouygues Travaux Publics SA, le NSC est conçu pour empêcher le rejet de contaminants radioactifs de l’abri existant, protéger le réacteur de l’influence extérieure, faciliter le démontage et le démantèlement du réacteur et prévenir l’infiltration d’eau. Il est conçu pour durer 100 ans et pour résister à des températures allant de -43 °C à +45 °C, ainsi qu’à des tremblements de terre et des tornades.

L’envergure de la structure est difficile à imaginer. Le dôme mesure 108 mètres de haut (deux fois plus haut que l’Arc de triomphe à Paris), 162 mètres de long avec une portée externe de 270 mètres. À l’intérieur, on procédera plus tard au démantèlement de l’usine, à l’aide de gigantesques ponts roulants télécommandés conçus et fabriqués par PaR Systems, une société Américaine. Les ponts roulants sont suspendus aux arcs du dôme et se déplacent d’est en ouest sur des pistes communes, avec une portée de 84 mètres.

Mirion, l’un des fabricants de solutions d’imagerie résistantes aux radiations, a été choisi comme intégrateur de systèmes, pour concevoir un système de communication vidéo. Le but étant de contrôler et de surveiller le fonctionnement des grues dans le centre de contrôle NSC. En partenariat avec AES Systems, un réseau sans fil Fluidmesh a été conçu pour remplacer l’ancien système inefficace. Le nouveau réseau sans fil Fluidmesh a été intégré à l’architecture existante, sans apporter de changements importants à l’enceinte ou aux structures des grues.

« Il y a deux ponts et trois voitures », explique Glen Gardner de AES Systems. « Ces voitures peuvent être déplacées entre les ponts, où vous voulez, mais cela signifie qu’elles ne peuvent pas utiliser la connectivité réseau traditionnelle. Elles ne peuvent pas utiliser de fils. » Une autre complication est l’intérieur de l’arc qui est doublé d’un revêtement en acier inoxydable poli quasi similaire à la finition d’un miroir et de grandes structures en béton. Néanmoins, dit Gardner, « Le système Fluidmesh a géré cet environnement beaucoup mieux que le précédent, qui a subi des collisions de données constantes et une perte de paquets. »

Le système vidéo se compose de caméras placées à différents endroits du système de grue avec des images reçues dans une zone sécurisée à distance réglementaire du dôme. « Nous avons 27 caméras IP qui nous donnent des vues générales dans la sphère de la grue de la nouvelle enceinte de sécurité », explique Gardner. « Ce n’est pas pour la sécurité. Il s’agit de visualiser, de contrôler l’emplacement, le positionnement et le fonctionnement des grues. Nous pouvons également observer des roues, des roulements, des tambours de câbles, etc.” Trois de ces caméras sont des caméras à haute résistance de radiations fabriquées par Mirion, montées sur la face inférieure d’une plateforme d’outils pour observer les opérations aux endroits où le niveau de radiation empêche une activité humaine.

Le système original était équipé de radios à deux canaux offrant 54 mégaoctets par canal. Ils ont été remplacés par des radios Fluidmesh à canal unique offrant jusqu’à 500 mb/s. L’autre point qui a impressionné Gardner était le niveau de service à la clientèle offert par Fluidmesh. « Ils nous ont assisté à chaque étape de la mise en oeuvre », dit-il. « Mon partenaire de Fluidmesh m’a aidé à configurer le système avant même que nous l’apportions sur le site. Tout était configurable à partir du site. Ils se sont vraiment associés et nous ont aidés à surmonter certains problèmes techniques. Ils ont fait ce que font les partenaires. »